Besançon : les producteurs locaux vont avoir leur épicerie (source : www.estrepublicain.fr)

de | 21 mai 2019

Le Poirier Gourmand, c’était déjà de la vente en ligne de produits bio et issus de filières courtes ainsi qu’une présence sur les marchés. Début juin, Mehdi Akoul va plus loin en ouvrant une boutique au 24 rue des Cras. Pour boucler le budget, une cagnotte participative a été mise en ligne.

Mehdi Akoul a besoin d’un petit coup de pouce pour financer son installation rue des Cras à Besançon. Photo Est Républicain /Franck HAKMOUN

Une carrière dans les produits bio. Mehdi Akoul a été directeur de magasins pour trois enseignes. Puis directeur régional. Et l’homme a décidé de créer sa propre entreprise, toujours dans le bio. C’est ainsi qu’est né « Le Poirier gourmand » qui propose, depuis octobre 2017, la vente en ligne et la livraison de courses bio. Très vite, la formule séduit car Mehdi Akoul se lance totalement dans les filières courtes. En mai 2018, « Le Poirier gourmand » assure aussi une présence sur les marchés régionaux, à Morteau, Pontarlier, Poligny et Besançon.

Aujourd’hui, Mehdi Akoul veut aller plus loin. « J’ai remarqué que pour certains, la livraison à domicile était une contrainte. La suite logique était d’ouvrir un point de vente physique. » Première semaine de juin, le magasin ouvrira au 24 rue des Cras. « Je voulais m’installer aux Chaprais. Le quartier est idéal. Il y a beaucoup d’habitants, une boulangerie et une boucherie comme locomotives, la possibilité de se stationner… »

L’emplacement est idéal. Sur place, il y aura une surface de vente de 63 m² qui proposera quelque 400 références permettant à tout un chacun de faire l’ensemble de ses courses : fruits, légumes, épicerie, amandes, noisettes, thés en vrac, mais aussi fromages à la coupe. « Il y aura de l’alimentaire aussi mais pas que. Les clients trouveront dans la boutique de quoi faire l’ensemble de leurs achats avec des produits ménagers, produits d’hygiène, cosmétiques. »

Le parti-pris reste toujours le même : favoriser exclusivement les filières courtes. « Pour les produits d’hygiène, j’ai fait appel à “Hello my Bio” d’Étupes. Je proposerai un dentifrice solide, un déodorant solide, un shampoing solide et un savon. »

Un produit par unité de besoin, le choix est assumé. Et il correspond aux nouvelles attentes des consommateurs. Des consommateurs qui peuvent d’ailleurs donner un coup de main à Mehdi Akoul. « Mon installation rue des Cras représente un budget de 10 000 €. J’ai lancé une campagne de financement participatif sur le site Miimosa. Et j’ai déjà récolté 1 470 € sur 3 000 afin d’acquérir ce qui coûte le plus cher, la vitrine frigorifique, le système d’encaissement et le meuble pour les produits en vrac. »

Qui dit financement participatif dit contreparties. Mehdi Akoul propose d’écrire le prénom des donateurs sur un mur de l’épicerie, mais aussi des cours de cuisine privés en passant par des paniers.

 

Source : https://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2019/05/07/les-producteurs-locaux-vont-avoir-leur-epicerie

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