Casino finalise la cession de 3 hypermarchés à des adhérents Leclerc pour 38 millions d’euros (source : www.capital.fr)

de | 31 mai 2019

(AOF) – Casino annonce avoir finalisé les opérations de cession portant sur les hypermarchés de Castelnaudary (11), Anglet (64) et Castres (81), suite à la signature en janvier 2019 de promesses d’achat avec des adhérents Leclerc. Ainsi, le distributeur a perçu 38 millions d’euros. Les autres cessions se poursuivent conformément au calendrier prévu, Casino rappelant que ces cessions d’hypermarchés sont distinctes du plan de cession d’actifs non stratégiques annoncé le 11 juin 2018 et étendu à 2,5 milliards d’euros le 14 mars 2019.

En parallèle de ces réductions de foyers de perte, l’enseigne Géant poursuit sa transformation, conformément à ses priorités stratégiques en axant son développement sur les synergies digitales (déploiement de l’application Casino Max et des corners Cdiscount) ainsi qu’en élargissant son offre bio.

AOF – EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

– L’un des quinze premiers distributeurs mondiaux ;

– Distributeur pesant 37,8 Mds€ organisé en 3 branches : France Retail sous les enseignes Casino, Monoprix, Franprix-LeaderPrice et Vindémia pour 50 % des ventes, Latin Retail en Amérique latine pour 45 % des ventes avec les enseignes alimentaires des groupes GPA, Exito, Grupo Disco Uruguay et Libertad Amérique latine (Brésil et Colombie) et, enfin, l’e-commerce sous la marque CDiscount ;

– Stratégie, en France, de développement des marques propres et de positionnements différenciés pour chaque marque, en e-commerce, d’amélioration des services avec écosystème propre à la marketplace, et, en Amérique latine, de recentrage de l’activité autour d’Exito afin d’accroître les positions de leadership ;

– Gestion dynamique du patrimone immobilier, d’une valeur de 3,6 Mds€.

Les points faibles de la valeur

– Faible valorisation boursière des actifs immobiliers ;

– Insuffisance de la rentabilité en France, la concurrence s’étant durcie en 2017 ;

– Risque concurrentiel à Paris avec l’arrivée prochaine de Leclerc ;

– Remontée de la dette, dégradée par Standard & Poor’s, et dégradation du besoin en fonds de roulement à fin 2017, d’où des doutes sur la capacité du groupe à renouer avec un flux de trésorerie positif.

Comment suivre la valeur

– Valeur de retournement ;

– Forte sensibilité aux crises alimentaires et au pouvoir d’achat ;

– Retombées des investissements dans la logistique et le e-commerce ;

– Spéculations sur une vente de Monoprix ou de la filiale brésilienne Viavarejo à Amazon ;

– Poursuite de la croissance des ventes enregistrée au 1er trimestre ;

– Objectifs 2018 : hausse du résultat opérationnel courant supérieure à 10 %, et couverture par l’autofinancement libre, attendu à 1 Md€, des frais financiers et du service du dividende ;

– Capital verrouillé, le holding Rallye détenant 50 % du capital et 61,3 % des droits de vote.

Distribution généraliste

La Loi pour l’équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous (dite ” loi EGalim “), qui est entrée en vigueur en janvier 2019, comporte des changements importants pour le secteur. En effet, elle encadre de façon stricte les promotions des distributeurs, tant en volume (25 % pour chaque catégorie alimentaire) qu’en valeur (34 % de discount maximum). Les acteurs doivent donc revoir totalement leur stratégie promotionnelle. La loi relève également de 10 % le SRP (Seuil de Revente à Perte) sur les produits alimentaires. A ce défi réglementaire s’ajoute un autre challenge, qui est relatif à une tendance de fond de la consommation : les magasins spécialisés sur le bio et les produits frais, parfois approvisionnés en direct auprès des producteurs, concurrencent les formats de centre-ville développés par les géants de la distribution. Les restaurants et les services de livraison de repas constituent également de plus en plus des concurrents sérieux. Même si les géants distributeurs bénéficient d’atouts liés à leur taille et leur influence dans la chaine de distribution, certains investisseurs craignent que leur dépendance aux hypermarchés freine la transformation de leur modèle.

Source : https://www.capital.fr/entreprises-marches/casino-finalise-la-cession-de-3-hypermarches-a-des-adherents-leclerc-pour-38-millions-deuros-1340109

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.