Portrait chiffré de l’agriculture (Source : www.lanouvellerepublique.fr)

de | 29 novembre 2019

L’agriculture française de 2019, c’est d’abord une brassée de chiffres. Celui des marges, sujet du jour par exemple. La loi Egalim promettait de rogner de 10 % le bénéfice de la grande distribution au profit des producteurs. Il a en réalité doublé.
Ce n’est pas faute d’efforts de la part du monde paysan qui n’a cessé de se restructurer au fil du siècle écoulé. Les exploitations sont aujourd’hui sept fois moins nombreuses qu’à la Libération passant de 3 millions d’unités à 440.000. Elles se sont évidemment agrandies, couvrant 53 % du territoire national. Ce phénomène en ciseaux a conduit à une dépopulation des campagnes. Le dernier recensement, fin 2018, dénombrait 458.000 exploitants déclarés. Leur statut est très variable, mais le métier s’est considérablement paupérisé. La moitié d’entre eux déclarent un revenu mensuel inférieur à 354 €. Et la retraite moyenne d’un chef d’exploitation ne passe pas 760 € mensuels.
Cette très grande fragilité économique se solde trop souvent par des gestes de désespoir. Selon certaines études plus de 700 agriculteurs auraient mis fin à leur jour chacune de ces dernières années. Le secteur de l’élevage a particulièrement souffert, certains modèles économiques productivistes, encouragés sous les Trente Glorieuses, affichent leurs limites. Les paysans s’adaptent : 20 % des 440.000 fermes de 2019 sont passées au bio.
Dans le même temps, les villes ne cessent de s’étendre et de se peupler. Un chiffre encore : Paris dévore 1,2 million d’œufs chaque jour.

Source : https://www.lanouvellerepublique.fr/a-la-une/portrait-chiffre-de-l-agriculture

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.